Le Vatican a annoncé qu’il ne prendrait pas part à l’initiative baptisée « Conseil de la paix », lancée par le président américain Donald Trump, estimant que la gestion des crises internationales doit relever des Nations Unies.
Le cardinal Pietro Parolin, principal responsable diplomatique du Saint-Siège, a déclaré que les efforts de médiation et de stabilisation devaient être conduits dans un cadre multilatéral existant, en référence à l’Organisation des Nations unies.
L’initiative américaine prévoit la création d’un organe réunissant plusieurs États pour soutenir la reconstruction et la stabilisation dans des zones de conflit, notamment à Gaza. Selon Washington, ce conseil doit mobiliser des financements et coordonner des forces de stabilisation sous mandat international.
Le pape Léon XIII, premier souverain pontife américain et critique de certaines politiques de l’administration Trump, avait été invité à rejoindre le conseil d’administration en janvier. Le Vatican a toutefois choisi de ne pas s’y associer, privilégiant le rôle institutionnel des Nations Unies dans les démarches de paix.
Cette prise de position illustre la volonté du Saint-Siège de maintenir une ligne diplomatique indépendante et multilatérale, dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques et des initiatives concurrentes en matière de médiation.