Le régulateur financier britannique estime qu’une réflexion sur l’encadrement des grands modèles d’intelligence artificielle, tels que ChatGPT, Claude ou Gemini, devient nécessaire en raison de leur influence croissante sur les décisions financières des consommateurs.
Dans un rapport publié lundi à la demande de la Financial Conduct Authority (FCA), son directeur exécutif, Sheldon Mills, met en garde contre les risques liés à l’utilisation de ces outils dans le secteur financier. Il souligne également que la forte dépendance des entreprises envers un nombre limité de fournisseurs de technologies pourrait créer des risques systémiques.
Selon cette étude, plus d’un quart des consommateurs britanniques déclarent faire confiance à des assistants d’IA pour obtenir des conseils financiers. Beaucoup ignorent toutefois que les protections juridiques applicables aux services financiers réglementés ne s’étendent pas à ces outils d’intelligence artificielle.
Le rapport rappelle que le conseil financier personnalisé est une activité strictement réglementée au Royaume-Uni et ne peut être fourni que par des entreprises agréées. Les systèmes d’IA sont donc censés se limiter à des informations et conseils d’ordre général.
Les autorités de régulation, au Royaume-Uni comme dans d’autres pays, s’intéressent de plus en plus aux risques liés à l’essor de l’IA, notamment en matière de cybersécurité, de résilience opérationnelle et d’utilisation de systèmes capables d’agir avec une intervention humaine limitée.
Les entreprises concernées, dont OpenAI, Anthropic et Google, n’ont pas réagi dans l’immédiat à la publication de ce rapport.
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