Le Parlement du Kosovo n’a pas réussi à élire un nouveau président avant la date limite fixée jeudi à minuit, plongeant le pays dans une nouvelle crise politique susceptible de conduire à des élections anticipées.
L’assemblée de 120 sièges devait élire un chef de l’État, mais le parti au pouvoir du Premier ministre Albin Kurti, Vetevendosje, n’est pas parvenu à obtenir le soutien nécessaire de l’opposition pour faire élire son candidat.
Les partis d’opposition réclamaient un candidat de consensus, tandis que le gouvernement avait proposé le ministre des Affaires étrangères Glauk Konjufca.
La séance parlementaire n’a finalement pas pu se poursuivre faute de quorum. La présidente du Parlement, Albulena Haxhiu, a indiqué que seulement 66 députés étaient présents dans l’hémicycle, bien en dessous des 80 nécessaires pour procéder au vote.
Cette impasse politique pourrait entraîner la convocation de nouvelles élections législatives anticipées. Si cela se confirme, il s’agirait du troisième scrutin parlementaire organisé en un peu plus d’un an au Kosovo.
Le pays avait déjà organisé des élections anticipées le 28 décembre après l’échec des partis à former un gouvernement à la suite des élections de février 2025.
Les deux principaux partis d’opposition, le Parti démocratique du Kosovo et la Ligue démocratique du Kosovo, ont appelé la présidente sortante Vjosa Osmani à convoquer de nouvelles élections.
La cheffe de l’État, dont le mandat expire dans un mois, doit présenter sa stratégie pour sortir de l’impasse politique.