Le pape Léon XIII fait partie des dirigeants mondiaux invités à rejoindre le « Conseil de la paix » lancé par le président américain Donald Trump, a indiqué le cardinal Pietro Parolin, principal responsable diplomatique du Vatican.
Selon Parolin, le souverain pontife a bien reçu l’invitation et l’examine actuellement. Aucune décision n’a encore été prise, le Vatican souhaitant disposer du temps nécessaire pour évaluer la portée et les implications de cette initiative internationale.
Présenté par Trump comme un mécanisme destiné à promouvoir la paix et à résoudre les conflits mondiaux, le Conseil devait initialement se concentrer sur la guerre à Gaza avant de voir son mandat élargi à d’autres crises internationales. Plusieurs pays ont déjà accepté d’y participer, tandis que d’autres ont exprimé leurs réserves.
Des diplomates ont notamment mis en garde contre un possible chevauchement avec les mécanismes existants des Nations Unies, dont le Vatican est observateur permanent et au sein desquelles il joue traditionnellement un rôle diplomatique actif.
Élu en mai dernier, Léon XIII, premier pape américain, s’est distingué par un style diplomatique mesuré mais ferme. Il a notamment critiqué à plusieurs reprises les conditions de vie des civils palestiniens à Gaza, soulignant la nécessité d’une protection accrue des populations vulnérables.
Le Vatican participe rarement à des instances internationales de type exécutif, privilégiant une action diplomatique multilatérale et humanitaire. La décision du pape sur cette invitation pourrait donc être interprétée comme un signal important quant à la place que le Saint-Siège entend occuper dans les nouvelles initiatives de médiation internationale.