Le Groenland appelle à un renforcement de la surveillance et de la sécurité dans l’Arctique (AP)
Le Groenland appelle à un renforcement de la surveillance et de la sécurité dans l’Arctique (AP)

Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a estimé qu’un renforcement de la surveillance et de la sécurité était nécessaire dans l’Arctique, tout en soulignant l’existence de « lignes rouges » dans les discussions en cours avec les États-Unis. Il s’exprimait à Paris aux côtés de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, à l’issue d’échanges avec le président français Emmanuel Macron.

Les discussions visaient à consolider le soutien européen face aux déclarations du président américain Donald Trump concernant le Groenland, territoire autonome relevant du Royaume du Danemark. Sans entrer dans le détail de ces « lignes rouges », Jens-Frederik Nielsen a reconnu que la situation exerçait une forte pression sur les autorités et la population groenlandaises.

Le chef du gouvernement groenlandais a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité régionaux, invoquant une attitude plus agressive de la Russie dans l’Extrême-Nord. Selon lui, l’évolution du contexte géopolitique impose une vigilance accrue et une meilleure capacité de surveillance dans cette zone stratégique.

Emmanuel Macron a abondé dans ce sens, déclarant que la France partageait l’analyse selon laquelle la défense dans l’Arctique devait être renforcée. Il a évoqué la posture militaire russe dans la région, mais aussi la présence économique croissante de la Chine, estimant que ces dynamiques justifiaient une réponse coordonnée des alliés européens et de l’OTAN.

La Première ministre danoise a, de son côté, souligné que les récentes tensions avaient accéléré la prise de conscience européenne sur la nécessité de renforcer l’autonomie stratégique du continent, tout en préservant l’unité transatlantique. Elle a affirmé que l’Europe devait rester soudée face aux pressions extérieures et aux évolutions de la politique américaine.

La question du Groenland s’inscrit dans un contexte plus large de rivalités dans l’Arctique, région où la Russie contrôle environ la moitié des territoires et a modernisé de nombreuses bases militaires depuis deux décennies. Moscou rejette toutefois l’idée que ses activités, ou sa coopération avec Pékin, constituent une menace directe pour le Groenland, dénonçant ce qu’elle qualifie de discours alarmistes.

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