Le Premier ministre australien Anthony Albanese a déclaré que son gouvernement n’apporterait aucune aide aux ressortissants australiens détenus dans un camp du nord-est de la Syrie regroupant des familles soupçonnées de liens avec l’organisation État islamique.
Des images publiées récemment montraient des membres de familles australiennes quittant brièvement le camp de Roj, avant d’y être reconduits pour des « raisons techniques », selon des sources citées par Reuters. Canberra a confirmé qu’elle ne faciliterait pas leur retour, dans un contexte politique sensible autour du rapatriement de ressortissants liés à des groupes djihadistes.
Le ministère australien de l’Intérieur a précisé que toute personne revenant sur le territoire national s’exposerait à des poursuites si des preuves établissaient son implication dans des crimes ou des activités terroristes. Les autorités rappellent que la sécurité nationale demeure prioritaire.
Le débat intervient alors qu’un parti de droite progresse dans les sondages en Australie, alimentant les tensions politiques autour des questions migratoires et sécuritaires. Le gouvernement travailliste fait face à des critiques de l’opposition, qui l’accuse tantôt de laxisme, tantôt d’inaction.
Plusieurs pays occidentaux ont été confrontés ces dernières années à la question du sort de leurs ressortissants détenus dans des camps administrés par les forces kurdes syriennes. Si certains États ont organisé des rapatriements encadrés, d’autres, comme l’Australie dans ce cas précis, maintiennent une position restrictive, invoquant les risques sécuritaires et les complexités juridiques.