L’armée de l’air des États-Unis a refusé d’accorder la retraite anticipée à un groupe de militaires transgenres ayant entre 15 et 18 ans de service, selon une note interne datée du 4 août et consultée par l’agence Reuters. Ces soldats, qui s’étaient vu proposer cette option par le passé, se voient désormais forcés de quitter l’armée sans bénéficier de prestations de retraite, une décision qui suscite l’indignation de plusieurs défenseurs des droits LGBTQ+.
D’après le mémo, les militaires transgenres concernés, y compris ceux ayant dépassé les 18 années de service, devront choisir entre une démission volontaire ou une éviction administrative. Dans les deux cas, l’armée prévoit de leur verser des paiements forfaitaires calculés sur la base de leur ancienneté, mais sans les avantages à long terme d’une retraite militaire complète.
Cette mesure s’inscrit dans une politique plus large de l’administration du président Donald Trump, qui, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, tente à nouveau d’interdire complètement aux personnes transgenres de servir dans les forces armées américaines. L’administration avance des arguments médicaux pour justifier cette décision, estimant que les personnes transgenres sont inaptes au service militaire — une affirmation contestée par de nombreuses études scientifiques et associations médicales.
Les défenseurs des droits des personnes transgenres dénoncent une mesure discriminatoire et économiquement punitive. Selon eux, priver ces soldats d’une retraite après plus de quinze ans de service représente non seulement une injustice, mais aussi une attaque directe contre des militaires ayant loyalement servi leur pays.
Aucune réponse officielle n’a été donnée par le Pentagone ou l’US Air Force concernant ces nouvelles restrictions. L’affaire pourrait entraîner une série de recours juridiques dans les prochaines semaines, alors que les organisations de défense des droits civiques étudient les moyens de contester cette politique devant les tribunaux.