Les sociétés américaines de capital-risque portent leur attention sur les startups israéliennes spécialisées dans les technologies militaires, dans un contexte d’augmentation prévue des dépenses de défense aux États-Unis et en Europe. Parmi ces entreprises figure Kela, qui a obtenu d’importants investissements de la part de sociétés de capital-risque américaines ainsi que du bras d’investissement de la CIA.
Kela développe des logiciels intégrant des technologies commerciales et militaires, ce qui lui permet de concourir pour des contrats de développement de systèmes de défense et d’intégration technologique aux États-Unis et en Europe. Ces investissements reflètent une confiance croissante dans le potentiel des startups israéliennes dans le secteur de la défense.
Israël espère attirer davantage d’investissements dans ce domaine, tandis que les grandes entreprises comme Elbit Systems et Israel Aerospace Industries continuent de jouer un rôle clé dans l’industrie de défense israélienne. Le ministère israélien de la Défense a organisé son premier sommet sur les technologies de défense afin d’attirer les investisseurs, les entreprises et les responsables gouvernementaux.
Les startups israéliennes font face à des défis majeurs pour entrer sur le marché américain, où cinq grandes entreprises dominent la majorité des contrats du Pentagone. Toutefois, l’orientation des gouvernements vers l’investissement dans les technologies émergentes renforce les opportunités pour ces entreprises.
Kela adopte un modèle similaire à celui de Palantir, en recrutant des ingénieurs de terrain ayant une expérience militaire, ce qui lui confère un avantage concurrentiel. Elle tire également parti de l’expérience acquise après le 7 octobre, développant des solutions intégrant des technologies militaires et commerciales, comme les systèmes de vision nocturne et l’intelligence artificielle.
Les investisseurs de Silicon Valley considèrent que les startups israéliennes sont capables d’apporter des solutions innovantes au secteur de la défense. Cependant, la question demeure : le Pentagone est-il prêt à collaborer avec des entreprises non américaines ? Néanmoins, le soutien de la CIA à Kela pourrait faciliter son entrée sur le marché de la défense américaine, à l’image de ce qui s’est produit avec Palantir par le passé.