La région nordique veut renforcer ses liens avec le Groenland face aux pressions américaines (AP)
La région nordique veut renforcer ses liens avec le Groenland face aux pressions américaines (AP)

Les ministres des pays nordiques doivent se réunir au Danemark pour discuter d’une réforme majeure du cadre de coopération régionale, visant à accorder un statut égal au Groenland et à d’autres territoires autonomes. Cette initiative intervient dans un contexte diplomatique tendu, après les déclarations du président américain Donald Trump exprimant son intérêt pour un contrôle accru sur l’île arctique.

Les discussions porteront sur une modernisation du traité d’Helsinki de 1962, fondement juridique de la coopération entre la Finlande, la Suède, le Danemark, l’Islande et la Norvège. L’objectif est d’intégrer pleinement le Groenland, les îles Féroé et les îles Åland au sein des instances nordiques, notamment sur les questions de sécurité et de politique étrangère.

Depuis plusieurs décennies, ces territoires autonomes réclament une participation plus étroite aux décisions stratégiques. Le Groenland, en particulier, s’était retiré de certains formats de coopération en 2024, estimant être marginalisé sur des dossiers sensibles comme la guerre en Ukraine et la sécurité dans l’Arctique.

Copenhague et ses partenaires européens ont rejeté toute idée de cession du Groenland aux États-Unis. Des échanges diplomatiques ont toutefois été engagés entre le Danemark, Nuuk et Washington afin d’apaiser les tensions. Le renforcement du cadre nordique apparaît comme une réponse politique destinée à consolider l’ancrage régional de l’île.

Pour le ministre danois de la Coopération nordique, une révision du traité constituerait une étape « historique » pour garantir l’avenir de la coopération dans une région stratégique où les enjeux climatiques, énergétiques et géopolitiques prennent une importance croissante.

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