Les procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ont annoncé l’ouverture d’une enquête visant à déterminer si les autorités de Biélorussie ont commis des crimes contre l’humanité liés à l’expulsion d’opposants politiques.
Selon le bureau du procureur, il existe des raisons de croire que les autorités biélorusses ont ciblé des opposants « réels ou perçus » au gouvernement, dans le cadre d’actions qui auraient forcé certains d’entre eux à quitter le pays.
La Biélorussie n’est pas membre de la CPI. Toutefois, l’affaire a été portée devant la juridiction internationale par la Lituanie, un État membre de la Cour. Les procureurs estiment qu’une partie des crimes présumés aurait été commise sur le territoire lituanien, ce qui permet à la CPI d’exercer sa compétence.
Dans un communiqué, les enquêteurs ont indiqué qu’il existe des « motifs raisonnables de croire » que ces actes ont été commis dans le cadre d’une attaque « généralisée et systématique contre la population civile », en raison notamment du nombre de victimes et du caractère organisé des actions.
Les autorités biélorusses n’ont pas immédiatement réagi aux accusations. L’ambassade de la Biélorussie aux Pays-Bas n’a pas répondu aux demandes de commentaires adressées par les médias.
L’ouverture de cette enquête marque une nouvelle étape dans l’examen par la CPI de la situation politique en Biélorussie, pays régulièrement critiqué par les organisations internationales pour la répression de l’opposition et des mouvements de contestation.