La Corée du Nord accuse Séoul d’une nouvelle incursion de drone dans son espace aérien
La Corée du Nord accuse Séoul d’une nouvelle incursion de drone dans son espace aérien

La Corée du Nord a affirmé samedi qu’un nouveau drone sud-coréen avait pénétré dans son espace aérien le 4 janvier, dénonçant une violation de sa souveraineté, selon l’agence officielle KCNA. Pyongyang soutient que l’appareil, en provenance d’une île relevant de la ville d’Incheon, aurait parcouru environ huit kilomètres avant d’être abattu.

Selon KCNA, le drone était équipé de caméras de surveillance destinées à collecter des images d’installations nord-coréennes. Les médias d’État ont diffusé des photos montrant un drone démonté, des composants électroniques et des clichés aériens de bâtiments présentés comme ayant été pris lors du vol.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte politique sensible, à l’approche d’un congrès majeur du parti au pouvoir en Corée du Nord, appelé à fixer les grandes orientations du régime pour les cinq prochaines années. Les autorités nord-coréennes affirment qu’il s’agit du deuxième incident de ce type, après une incursion présumée au-dessus de Kaesong en septembre, qualifiant la Corée du Sud d’« ennemi le plus hostile ».

Depuis l’arrivée au pouvoir du président sud-coréen Lee Jae Myung, Pyongyang a rejeté les tentatives d’apaisement de Séoul et durci sa rhétorique, présentant désormais les relations intercoréennes comme celles de deux États hostiles. La direction nord-coréenne, menée par Kim Jong Un, pourrait encore renforcer cette ligne lors du congrès à venir.

De son côté, l’armée sud-coréenne a démenti toute utilisation de drones à la date évoquée et indiqué qu’une enquête approfondie avait été ordonnée. Des analystes estiment par ailleurs que le drone et les pièces montrés par KCNA ressemblent à des modèles civils bon marché, peu compatibles avec une mission militaire officielle, soulignant que l’armée sud-coréenne dispose déjà de moyens de surveillance bien plus sophistiqués près de la frontière.

Le timing de ces accusations alimente les interrogations, alors que la Corée du Nord prépare un rendez-vous politique clé et pourrait chercher à consolider un discours de fermeté vis-à-vis de Séoul.

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