La Chine s’apprête à adopter une nouvelle loi visant à promouvoir une identité nationale « partagée » entre les différents groupes ethniques du pays, une réforme qui mettrait notamment l’accent sur l’utilisation du mandarin dans l’éducation et l’administration.
Le projet de loi, intitulé « Promotion de l’unité ethnique et du progrès », devrait être adopté lors d’une session parlementaire à Pékin. Il s’inscrit dans la stratégie du Parti communiste chinois visant à renforcer la cohésion nationale autour d’une identité commune.
La Chine reconnaît officiellement 56 groupes ethniques, dont la majorité des Han, qui représentent environ 91 % de la population et parlent majoritairement le mandarin. Le texte prévoit de faire de cette langue la principale langue d’enseignement et de communication administrative.
Selon les autorités chinoises, la loi vise à renforcer l’unité nationale et à favoriser le « renouveau de la nation chinoise ». Elle met également l’accent sur la promotion d’une identité nationale commune à l’ensemble des groupes ethniques.
Cependant, des critiques estiment que cette réforme pourrait affaiblir les identités culturelles et linguistiques des minorités. Certains observateurs craignent également que toute contestation de cette politique puisse être assimilée à du séparatisme et exposer ses auteurs à des sanctions légales.