La Chine accélère sa course technologique face aux États-Unis malgré les déséquilibres économiques
La Chine accélère sa course technologique face aux États-Unis malgré les déséquilibres économiques

La Chine a dévoilé une nouvelle feuille de route quinquennale visant à accélérer les percées scientifiques et à intégrer davantage l’intelligence artificielle dans son appareil industriel, faisant de la domination technologique un enjeu central de sécurité nationale dans sa rivalité avec les États-Unis.

Ce plan, le quinzième depuis l’adoption des cycles politiques quinquennaux inspirés du modèle soviétique dans les années 1950, place la recherche scientifique et technologique au sommet des priorités stratégiques du pays.

Les autorités chinoises misent sur les technologies de pointe, notamment l’intelligence artificielle et l’automatisation, pour piloter la prochaine phase de développement économique, avec des usines de plus en plus dirigées par des systèmes robotisés.

Le plan fixe également un objectif de croissance économique compris entre 4,5 % et 5 %, tout en laissant la possibilité d’ajuster certaines capacités industrielles si nécessaire.

Selon des analystes, cette stratégie reflète davantage la volonté de Pékin de rivaliser avec Washington sur le terrain technologique que celle de corriger les déséquilibres structurels de l’économie chinoise, notamment la faiblesse de la consommation intérieure.

Le président Xi Jinping promeut depuis plusieurs années le développement de « nouvelles forces productives » destinées à permettre à la Chine d’échapper au piège du revenu intermédiaire, de faire face au vieillissement de la population et de renforcer son autosuffisance technologique face aux restrictions américaines sur les exportations.

Lors de l’ouverture de la session annuelle du Parlement, le Premier ministre Li Qiang a également annoncé une hausse de 7 % du budget de la défense ainsi qu’une augmentation des dépenses consacrées à la recherche et au développement, tout en affirmant que le multilatéralisme et le libre-échange étaient aujourd’hui « gravement menacés ».

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