Le ministre japonais de l’Agriculture, Shinjiro Koizumi, candidat à la succession de Fumio Kishida à la tête du gouvernement, a cherché vendredi à apaiser la controverse liée à un accord de licence concernant le raisin Shine Muscat, un cépage particulièrement prisé.
La veille, le gouverneur de la préfecture de Yamanashi, région phare de la production de ces raisins haut de gamme, avait reproché au ministère de l’Agriculture d’avoir entamé des discussions avec la Nouvelle-Zélande sans consulter les producteurs japonais. Il a dénoncé une démarche précipitée, risquant de fragiliser la valeur et l’image de ce fruit emblématique.
Interrogé à Tokyo, Koizumi a relativisé ces critiques, affirmant que les discussions restaient préliminaires et qu’aucune décision finale n’avait été prise. « Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec les producteurs et les gouvernements locaux pour protéger les intérêts de l’agriculture japonaise », a-t-il déclaré.
Le Shine Muscat, raisin sucré et sans pépins, est devenu au fil des ans un symbole du savoir-faire agricole nippon et se vend à des prix élevés en Asie. Toute décision concernant son exportation ou sa licence de culture suscite une attention particulière, tant économique que politique.
Cette controverse survient à un moment délicat pour Koizumi, qui figure parmi les favoris pour diriger le Parti libéral-démocrate (PLD) et accéder ainsi au poste de Premier ministre. Ses rivaux pourraient exploiter cette affaire pour mettre en doute sa capacité à concilier ouverture internationale et défense des producteurs nationaux.
Que dit l’article sur Japon : Koizumi minimise la polémique autour d’un cépage convoité alors qu’il brigue le poste de Premier ministre ?
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