Le Bélarus, proche allié de la Russie rarement convié à des réunions internationales de haut niveau, a déclaré jeudi qu’il comptait participer à la réunion inaugurale du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump à Washington, mais qu’il n’avait pas obtenu les visas nécessaires.
Selon Minsk, l’invitation constituait un geste inhabituel envers un pays largement isolé sur la scène internationale. Le ministre biélorusse des Affaires étrangères, Maxim Ryzhenkov, a indiqué que les autorités avaient l’intention d’envoyer une délégation, sans préciser si des démarches supplémentaires seraient entreprises.
Le Bélarus est soumis depuis des années à des sanctions occidentales en raison de son bilan en matière de droits humains. Ces mesures ont été renforcées après que le président Alexandre Loukachenko a autorisé l’utilisation du territoire biélorusse pour l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
La question des visas intervient dans un contexte diplomatique tendu, alors que Washington cherche à rassembler plus de 40 pays autour de son initiative visant à promouvoir des solutions aux crises internationales, notamment à Gaza.
Aucune réaction immédiate n’a été communiquée par les autorités américaines concernant les déclarations biélorusses. L’épisode illustre les difficultés persistantes de Minsk à normaliser ses relations avec les capitales occidentales malgré des signaux ponctuels d’ouverture.