Un couple franco-espagnol a perdu la garde de leur fils de 5 ans après avoir projeté de le sacrifier dans le désert du Sahara, le jour de Noël. Les faits, révélés par plusieurs médias espagnols, ont été jugés en Espagne, où le couple résidait temporairement. Ils prévoyaient de se rendre au Maroc pour exécuter leur projet, interrompu de justesse par la police après un signalement de la famille.
Un projet délirant, des croyances mystico-apocalyptiques
Le plan a été révélé grâce à la sœur de la mère, inquiète après avoir reçu plusieurs messages troublants. Selon son témoignage, le père affirmait avoir pour mission de « créer une nouvelle religion » et que « 80 % de la population allait mourir ». Il voulait, selon lui, « purifier » son fils par un sacrifice rituel dans le désert pour lui permettre de « ressusciter comme Jésus-Christ ». L’homme, adepte de la théorie de la Terre plate, affirmait avoir eu une révélation divine lors d’un épisode psychotique en novembre 2023, alors qu’il errait nu dans une forêt du Médoc pendant une tempête. Il disait avoir rencontré Dieu, qui lui aurait confié la mission d’être son « bras armé ».
Les autorités espagnoles ont intercepté la famille à l’aéroport de Madrid quelques jours avant leur départ vers le Maroc. L’enfant a été immédiatement pris en charge par les services sociaux.
Une condamnation pour manquement grave à leurs devoirs parentaux
Jugé devant le tribunal correctionnel de Guadalajara, le couple n’a pas été condamné pour tentative de meurtre ou enlèvement, faute de preuve juridique directe. La présidente du tribunal a estimé qu’« aucun élément ne permettait de caractériser l’infraction initiale » d’homicide ou de tentative. Toutefois, les magistrats ont condamné les deux parents à 18 mois de prison ferme pour manquement à leurs obligations parentales, ainsi qu’à une interdiction de contact avec leur enfant pendant une durée de cinq ans.
L’enfant a été confié aux services de protection de l’enfance. Des examens psychologiques ont confirmé que le garçon ne présentait pas de séquelles physiques, mais nécessitait un suivi thérapeutique pour l’accompagner après cet épisode.