Le procès très attendu de l’accident ferroviaire de 2023 en Grèce, qui avait fait 57 morts, a été rapidement ajourné lundi après son ouverture, en raison de problèmes logistiques et techniques.
Les juges ont décidé de reporter l’audience au 1er avril, invoquant notamment des défaillances dans les équipements audio ainsi qu’un manque d’espace dans la salle, installée dans un ancien amphithéâtre universitaire jugé inadapté pour accueillir les nombreuses parties impliquées.
L’affaire s’annonce particulièrement complexe, avec environ 350 témoins attendus et une procédure qui pourrait s’étendre sur plusieurs années.
À l’extérieur du tribunal, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les responsabilités de l’État dans cette catastrophe, considérée comme la pire tragédie ferroviaire de l’histoire du pays.
Le 28 février 2023, à Tempi, un train de voyageurs transportant notamment des étudiants était entré en collision avec un train de marchandises, provoquant une explosion et un incendie meurtrier.
L’accident a mis en lumière de graves défaillances structurelles, notamment des lacunes en matière de sécurité, des soupçons de corruption et des années de sous-investissement dans le réseau ferroviaire, en partie liées à la crise de la dette.
Depuis, les familles des victimes réclament des comptes et dénoncent l’absence de responsabilité politique, alimentant une forte pression sur les autorités.
Ce procès doit ainsi établir les responsabilités dans un drame qui a profondément marqué la société grecque et ravivé le débat sur l’état des infrastructures publiques.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.