L’Iran a déclaré que le détroit d’Ormuz restait ouvert à la navigation internationale, tout en excluant les navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions militaires avec les États-Unis et leurs alliés.
Selon Ali Mousavi, représentant de Téhéran auprès de l’agence maritime de l’ONU, les navires non affiliés à des pays considérés comme hostiles peuvent continuer à emprunter cette route stratégique, à condition de coordonner leur passage avec les autorités iraniennes.
Cette déclaration intervient alors que la circulation maritime dans le détroit a fortement ralenti, en raison des risques d’attaques et de l’escalade du conflit. De nombreux navires préfèrent rester à l’ancre ou éviter la zone, malgré l’absence d’une fermeture officielle totale.
Le détroit d’Ormuz constitue un point névralgique du commerce mondial de l’énergie : environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié y transitent. Toute perturbation y fait craindre un choc énergétique à l’échelle mondiale.
Les propos iraniens contrastent avec la pression exercée par Washington. Le président américain Donald Trump a récemment menacé de frapper des infrastructures iraniennes si le détroit n’était pas « totalement ouvert » à la navigation dans un délai de 48 heures.
Dans ce contexte, la notion d’ouverture apparaît relative, les restrictions ciblées et les exigences de coordination avec Téhéran introduisant une incertitude majeure pour les acteurs du transport maritime.
Téhéran affirme néanmoins poursuivre sa coopération avec l’Organisation maritime internationale afin de garantir la sécurité des marins dans la région, tout en maintenant une posture ferme vis-à-vis de ses adversaires.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.