Un juge américain bloque le déploiement de la Garde nationale par Donald Trump dans l’Illinois
Un juge américain bloque le déploiement de la Garde nationale par Donald Trump dans l’Illinois

Plus d’un millier de soldats de la Garde nationale sont en route pour Washington, envoyés par une demi-douzaine d’États dirigés par des gouverneurs républicains, afin de renforcer la décision du président Donald Trump de déployer massivement militaires et agents fédéraux dans la capitale. L’objectif affiché par la Maison Blanche : lutter contre la criminalité violente.

Les gouverneurs du Mississippi, de la Louisiane et du Tennessee ont annoncé mardi l’envoi de troupes, quelques jours après que leurs homologues de Virginie-Occidentale, de Caroline du Sud et de l’Ohio ont répondu favorablement à une demande similaire de l’administration Trump. Au total, plus de 1 100 soldats supplémentaires doivent être déployés dans la capitale fédérale.

Trump décrit Washington comme une ville gangrenée par la violence et la crise du sans-abrisme, une vision vivement contestée par les autorités locales démocrates. Les données fédérales et municipales indiquent en effet que les crimes violents ont nettement reculé depuis leur pic en 2023, même si le taux d’homicides reste plus élevé que dans la plupart des grandes villes américaines.

La Maison Blanche a précisé que les troupes déployées avaient pour mission de protéger les bâtiments fédéraux et n’étaient pas autorisées à procéder à des arrestations. Mais la décision reste controversée : elle alimente les tensions politiques entre la présidence et les autorités locales, qui dénoncent une militarisation injustifiée de la capitale.

Parallèlement, le ministère de la Justice a ouvert une enquête afin de déterminer si Washington aurait manipulé ses statistiques pour minimiser l’ampleur de la criminalité, selon le Washington Post, citant des sources anonymes.

Cette confrontation illustre la polarisation croissante autour des questions de sécurité intérieure, où Trump entend imposer sa ligne dure face à des responsables municipaux accusés par ses partisans de laxisme. Pour ses opposants, il s’agit d’une instrumentalisation politique des forces armées à l’approche d’échéances électorales sensibles.

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