Quinze avions militaires américains ont quitté les bases de Rota et de Morón de la Frontera, dans le sud de l’Espagne, depuis le lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, selon des données de suivi aérien publiées lundi.
L’Espagne et les États-Unis exploitent conjointement ces installations stratégiques, qui accueillent notamment des avions de ravitaillement et des unités navales américaines. Le gouvernement espagnol a toutefois précisé que ses bases ne pouvaient pas être utilisées pour mener des attaques contre l’Iran.
Selon des cartes de suivi consultées par Reuters, plusieurs avions ravitailleurs américains ont quitté les bases espagnoles en direction de l’Allemagne et de la France.
Madrid a insisté sur le respect du cadre bilatéral régissant l’utilisation des installations militaires communes, soulignant que toute opération offensive depuis son territoire devait être conforme aux accords en vigueur.
Ces mouvements interviennent dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, alors que les opérations militaires contre l’Iran se poursuivent et que les alliés européens cherchent à clarifier leur position et leur degré d’implication.