Le gouvernement brésilien a rejeté vendredi une demande des Nations unies visant à subventionner les frais d’hébergement des délégations qui participeront au sommet mondial sur le climat (COP30) en novembre à Belém. La décision intervient à l’issue d’une réunion qualifiée de tendue entre des responsables de la présidence brésilienne et le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
La question du logement est devenue un sujet de friction majeur à l’approche de la conférence, alors que la ville amazonienne peine à absorber l’afflux attendu de milliers de participants. Malgré les efforts pour quasiment doubler le nombre de lits disponibles, en transformant motels et ferries en solutions temporaires, l’offre reste insuffisante. Cette situation fait grimper les prix et alimente les spéculations sur un possible changement de lieu, une option catégoriquement écartée par Brasilia.
Selon des sources présentes à la réunion, la CCNUCC avait demandé que le Brésil accorde une subvention quotidienne de 100 dollars pour les délégués des pays en développement et de 50 dollars pour ceux des pays riches. Une proposition que les autorités brésiliennes ont jugée irréaliste et inapplicable.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva a fait de la COP30 un rendez-vous emblématique, destiné à renforcer l’image du Brésil comme acteur majeur de la lutte contre le changement climatique et défenseur de l’Amazonie. Mais la polémique sur les conditions matérielles d’accueil menace désormais de ternir la préparation de l’événement.
Pour l’heure, le gouvernement mise sur l’accélération des chantiers hôteliers et sur des solutions d’hébergement alternatives, tout en appelant les délégations étrangères à la patience. Les prochains mois seront décisifs pour éviter que les tensions logistiques ne prennent le pas sur les enjeux climatiques de la conférence.