COP30 au Brésil - des manifestants autochtones bloquent l’entrée du sommet pour dénoncer les projets industriels en Amazonie
COP30 au Brésil - des manifestants autochtones bloquent l’entrée du sommet pour dénoncer les projets industriels en Amazonie

L’ouverture de la journée de négociations de la COP30, à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, a été perturbée vendredi matin par un sit-in de dizaines de manifestants autochtones qui ont bloqué l’entrée principale du site. Leur action a forcé les délégués internationaux à contourner la zone et à emprunter une entrée latérale, tandis que les forces de sécurité renforçaient leur dispositif face à un afflux inhabituel de participants immobilisés dans de longues files d’attente.

Les manifestants, issus notamment du peuple Munduruku, ont occupé pacifiquement l’accès principal pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des menaces existentielles pour l’Amazonie. Ils demandent au gouvernement brésilien de mettre un terme à tous les projets de développement industriels dans la région : exploitation minière, extraction pétrolière, exploitation forestière et construction d’une nouvelle voie ferrée destinée au transport de minerais et de produits agricoles.

La mobilisation s’inscrit dans un climat de tensions croissantes autour de la défense des territoires indigènes. Mardi, plusieurs manifestants autochtones avaient déjà pénétré de force dans le site de la COP30 et s’étaient heurtés aux agents de sécurité. Ils avaient expliqué vouloir, par ce geste, illustrer « le désespoir » suscité par la destruction de leurs terres et l’inaction politique face à l’urgence climatique.

Au sein de la conférence, ces actions rappellent l’importance centrale du rôle des peuples autochtones, que le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva n’a cessé de mettre en avant depuis le début du sommet. Lula insiste sur la nécessité de reconnaître leur contribution essentielle à la protection des forêts et à la lutte contre le réchauffement climatique, alors que le Brésil cherche à convaincre ses partenaires internationaux de soutenir ses politiques de conservation.

La COP30 se déroule dans un climat tendu, où les enjeux environnementaux s’entremêlent avec des revendications territoriales et sociales profondes. Les manifestations de Belém soulignent la fracture persistante entre les ambitions diplomatiques du Brésil et la réalité vécue par les communautés autochtones, déterminées à faire entendre leur voix au cœur même des négociations mondiales sur le climat.

Que retenir rapidement ?

L’ouverture de la journée de négociations de la COP30, à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, a été perturbée vendredi matin par un sit-in de dizaines

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