Bulgarie : le principal parti refuse de former un nouveau gouvernement, ouvrant la voie à des élections anticipées
Bulgarie : le principal parti refuse de former un nouveau gouvernement, ouvrant la voie à des élections anticipées

Le principal groupe parlementaire bulgare, le GERB-SDS, a rejeté la proposition du président de tenter de former un nouveau gouvernement, renforçant la perspective d’élections législatives anticipées dans ce pays membre de l’Union européenne, déjà confronté à une instabilité politique chronique.

Le gouvernement de coalition dirigé par Rosen Zhelyazkov, soutenu par le GERB-SDS de centre-droit, avait démissionné le mois dernier après plusieurs semaines de manifestations contre la corruption et un projet de budget controversé prévoyant une hausse de certains impôts. Faute de soutiens suffisants au Parlement, Zhelyazkov a renoncé sans délai au mandat présidentiel visant à recomposer une majorité.

Conformément à la Constitution, le chef de l’État, Roumen Radev, devrait désormais confier la tentative de formation d’un gouvernement au deuxième groupe politique, l’alliance réformiste PP-DB. Celle-ci devrait à son tour décliner, rendant probable la dissolution de l’Assemblée et la convocation de nouvelles élections, qui seraient les huitièmes en quatre ans.

Cette incertitude politique persiste alors même que la Bulgarie a intégré la zone euro au 1er janvier. Le pays a toutefois besoin d’une stabilité durable pour accélérer l’utilisation des fonds européens, moderniser ses infrastructures, attirer des investissements et s’attaquer à une corruption endémique.

Le GERB-SDS était arrivé en tête des dernières élections d’octobre 2024, mais n’avait pu former un gouvernement qu’après de longs mois de négociations. L’impasse actuelle souligne les difficultés persistantes à dégager une majorité stable dans un paysage politique fragmenté.

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