Alors que l’issue de la guerre contre l’Iran demeure incertaine, les conseillers du président américain Donald Trump s’opposent en coulisses sur la stratégie à adopter et sur la manière de présenter l’évolution du conflit à l’opinion publique.
Selon plusieurs sources proches des discussions à la Maison-Blanche, différentes factions de l’administration tentent d’influencer les déclarations publiques du président sur la conduite de la guerre, déclenchée par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran à la fin du mois de février.
Certains conseillers économiques mettent en garde contre les conséquences d’une escalade militaire prolongée, notamment la flambée des prix du pétrole et de l’essence, qui pourrait avoir un coût politique important aux États-Unis.
À l’inverse, des responsables considérés comme plus favorables à une ligne dure estiment que Washington doit maintenir une pression militaire soutenue sur Téhéran afin d’affaiblir durablement le régime iranien.
Une autre équipe de conseillers politiques plaide pour une opération limitée et rapide, estimant qu’une déclaration de victoire précoce permettrait d’éviter l’enlisement dans un conflit régional plus large.
Ces débats internes offrent un aperçu des tensions au sein de l’administration américaine, qui tente d’ajuster sa stratégie dans ce qui constitue la plus importante opération militaire des États-Unis depuis la guerre d’Irak de 2003.
Revenu au pouvoir en promettant d’éviter les interventions militaires coûteuses, Donald Trump se retrouve désormais confronté à une guerre qui dure depuis près de deux semaines et qui a déjà provoqué des perturbations majeures sur les marchés financiers mondiaux et dans le commerce international du pétrole.