La tempête tropicale Melissa, qui balaie actuellement les Caraïbes, a été reclassée en ouragan, selon le centre américain des ouragans (NHC). L’organisme a annoncé samedi que Melissa avait atteint des vents soutenus de 120 km/h et devrait continuer de se renforcer au cours du week-end pour devenir un « ouragan majeur » dès dimanche.
Selon Météo-France, Melissa s’est formée mardi dans la mer des Caraïbes, au large de la péninsule de Guajira. Elle a d’abord dérivé lentement vers l’ouest puis le nord avant de s’intensifier rapidement dans un environnement particulièrement favorable, marqué par une température de surface de la mer atteignant 30 à 31 degrés et un faible cisaillement du vent.
Des pluies diluviennes et des dégâts déjà importants
Les effets de l’ouragan se font déjà sentir : des pluies torrentielles ont frappé Haïti, la République dominicaine et la Jamaïque. Selon les autorités locales, trois personnes ont perdu la vie en Haïti, tandis que plusieurs routes ont été submergées à Kingston, la capitale jamaïcaine. À Punta Cana, en République dominicaine, plus de 160 litres de pluie par mètre carré sont tombés en 24 heures, soit l’équivalent d’un mois de précipitations.
Le NHC avertit que Melissa pourrait provoquer des crues soudaines et des glissements de terrain en Jamaïque, en Haïti et en République dominicaine. « Les habitants du sud-ouest d’Haïti doivent immédiatement se préparer à protéger leur vie et leurs biens », a prévenu l’organisme, évoquant des risques majeurs pour les infrastructures et des communautés potentiellement isolées pendant plusieurs jours.
Une trajectoire vers la Jamaïque puis Cuba
D’après les prévisions, Melissa devrait atteindre la Jamaïque mardi en catégorie 4, avec des rafales approchant les 260 km/h, avant de se diriger vers l’est de Cuba mercredi, en s’affaiblissant légèrement. Le Premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, a exhorté la population vivant dans les zones à risque à suivre les consignes d’évacuation et à rester vigilante.
Melissa est la treizième tempête tropicale de la saison atlantique, qui s’étend de juin à novembre. Le dernier ouragan majeur à avoir frappé la Jamaïque, Béryl, en juillet 2024, avait causé la mort d’au moins quatre personnes et d’importants dégâts matériels. Les Antilles françaises, pour leur part, ne devraient pas être directement touchées par le passage de ce nouvel ouragan.