Une étude menée aux États-Unis sur une période de neuf ans a révélé que l’utilisation passive des réseaux sociaux, comme la consultation de publications sans interaction, est liée à une augmentation de la solitude à long terme.
Les chercheurs de l’Université Baylor ont précisé que les résultats de cette étude, publiés vendredi dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin, montrent que les plateformes numériques, censées faciliter la communication, pourraient contribuer à la propagation de la « pandémie de la solitude ».
Les réseaux sociaux sont désormais incontournables dans notre quotidien, permettant une communication immédiate avec les autres, peu importe la localisation. Bien qu’ils facilitent le partage d’informations et la création de communautés en ligne, ces plateformes peuvent aussi avoir des effets négatifs sur la santé mentale. Des recherches ont montré que leur utilisation excessive peut renforcer les sentiments d’isolement et d’anxiété, surtout lorsqu’elles remplacent les interactions sociales réelles.
L’équipe de chercheurs a réalisé une étude longitudinale pour évaluer l’impact de l’usage actif et passif des réseaux sociaux sur la solitude. Les résultats ont montré que l’utilisation passive était associée à une augmentation progressive de la solitude, en raison de la tendance à la comparaison sociale, ce qui peut engendrer des sentiments de carence et d’isolement.
Les chercheurs ont aussi noté que l’utilisation active (comme publier et interagir) ne suffisait pas à réduire la solitude ; au contraire, elle était liée à un renforcement de l’isolement, car les interactions numériques ne peuvent pas remplacer les connexions émotionnelles profondes des rencontres en personne.
L’étude a révélé une relation réciproque entre la solitude et l’usage des réseaux sociaux, où les individus solitaires passent plus de temps sur ces plateformes, ce qui aggrave leur solitude et crée ainsi un cercle vicieux.
Les chercheurs ont souligné que ces résultats confirment que l’interaction numérique ne peut remplacer la communication en personne, et qu’il est essentiel de renforcer les relations réelles pour préserver la santé mentale.
Cette étude pourrait aussi aider les responsables politiques et les experts en santé mentale à formuler des recommandations pour une utilisation plus équilibrée des réseaux sociaux, afin de limiter leurs effets négatifs.
L’équipe a insisté sur l’importance de sensibiliser le public aux risques d’une utilisation excessive des réseaux sociaux, tout en promouvant une utilisation plus saine.
Les chercheurs ont conclu que ces résultats ouvrent la voie à de futures recherches sur l’usage des réseaux sociaux de manière à favoriser le bien-être, plutôt que d’accroître la solitude.
L’utilisation excessive des « réseaux sociaux » pourrait augmenter les sentiments de solitude