Jack Lang, accusations de pédophilie, pédocriminalité
Jack Lang

Ce week-end à Paris, l’ancien ministre de la Cutlure Jack Lang a été pris à partie et jeté à terre par des manifestant luttant contre la pédo-criminalité. Si rien ne justifie une telle agression, ceux qui ont bousculé et invectivé l’ancien ministre lui reprochent notamment une pétition signée dans le passé.

Retour en arrière: en 1977, Gabriel Matzneff publie un texte dans Le Monde et Libération pour prendre la défense d’adultes accusés d’avoir eu des relations sexuelles avec des enfants. De nombreuses personnalités signent ce texte, dont Jack Lang. Interrogé sur le sujet sur Europe 1 il y a quatre ans, Jack Lang avait reconnu une erreur, affirmant « C’était une connerie », ajoutant qu’il était à l’époque « porté par une sorte de vision libertaire… euh… fautive »

Dans son émission L’heure des pros sur CNews, Pascal Praud avait évoqué cette pétition malsaine et troublante, déclarant :

« C’est une pétition publiée dans Le Monde et Libération en 1977 défendant le droit, en tant qu’adulte, d’avoir des relations sexuelles avec des enfants. Jack Lang signe cette pétition. Mais qui signe cette pétition ? Louis Aragon, Laurent Barthes, Simone de Beauvoir, Patrice Chéreau, Gilles et Fanny Deleuze, Jean-Paul Sartre… C’est absolument fascinant… Vous avez Philippe Sollers et Danièle Sallenave, qui est aujourd’hui à l’Académie français, André Glucksmann… En fait, c’est sidérant de voir des gens, en 1977, qui défendent l’idée qu’en tant qu’adulte, on peut avoir des relations sexuelles avec des enfants… »

Pour rappel, voici un extrait de la lettre signée par des personnalités dont Jack Lang, en 1977, et publiée dans Le Monde et Libération:

« Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines, vont comparaître, pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckhardt, qui, arrêtés à l’automne 1973, sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficié du principe de la liberté des inculpés.

Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de  » mœurs », où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous paraît déjà scandaleuse. « Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. 

Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste, d’une part, entre la qualification de  » crime  » qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés ; d’autre part, entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?). « La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement à un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa vie affective et sexuelle. « Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit.« 

Regardez ici l’édito de Pascal Praud concernant la pétition de 1977 en faveur de la pédophilie, signé par des « élites », dont Jack Lang :

Partager