"Fils de pute", "enculés" : nouveau dérapage sur le service public. Sur France Inter, François Morel insulte les journalistes de L'Incorrect. (Capture d'écran France Inter)
« Fils de pute », « enculés » : nouveau dérapage sur le service public. Sur France Inter, François Morel insulte les journalistes de L’Incorrect. (Capture d’écran France Inter)

Ce matin, sur France Inter, l’humoriste François Morel a franchi une ligne rouge en traitant les journalistes de L’Incorrect de «fils de pute» et «d’enculés». Ces propos, tenus sur une radio de service public, représentent un mépris total pour la profession journalistique et pour l’éthique qui devrait régir les médias publics, qui ne cessent de déraper ces derniers jours.

Une justification bancale

Pour tenter de légitimer son attaque, François Morel a évoqué une vidéo montrant Thomas Legrand et Patrick Cohen en discussion autour de Rachida Dati. Pourtant, dans sa chronique, il n’a jamais cité les propos exacts de la vidéo, se contentant de présenter cette affaire comme « une simple discussion entre journalistes et personnalités politiques ». Derrière cette posture, Morel justifie ainsi ses insultes et critique la suspension de Thomas Legrand, arguant que le journaliste aurait fait son travail en dénonçant « les mensonges de Rachida Dati ».

Réactions indignées

Cette virulence gratuite a provoqué une vague d’indignation. Juliette Briens, journaliste à L’Incorrect, a dénoncé ces attaques sur les réseaux sociaux, rappelant que de tels propos sont inadmissibles sur une antenne publique. Le directeur de L’Incorrect a quant à lui qualifié la situation de « hallucinante », pointant le manque de responsabilité et de professionnalisme sur France Inter.

L’éthique du service public une nouvelle fois bafouée

Au-delà de cette affaire, c’est la question de l’éthique dans les médias publics qui est posée. France Inter, financée par les citoyens, ne peut servir de tribune pour des insultes personnelles et des attaques gratuites. La crédibilité d’un média de service public repose sur la neutralité, le respect et la déontologie journalistique, valeurs directement bafouées par ces déclarations.

Les propos de François Morel ne relèvent plus de l’humour ou de la critique : ils constituent une attaque personnelle, vulgaire et publique contre des journalistes, sur une antenne qui devrait incarner l’exemplarité et la rigueur. Que le service public permette de telles dérives est inacceptable, d’autant qu’il ne cesse de donner des leçons de déontologie à d’autres médias privés. On rappellera que C8 et Cyril Hanouna ont été très durement sanctionnés par l’Arcom pour des propos moins violents…

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