Le métal précieux continue sa course folle. Dans les premiers échanges asiatiques de ce mardi, l’once d’or a atteint 3 501,59 dollars, dépassant son précédent record du printemps dernier. Une envolée qui illustre le statut de valeur refuge du métal jaune, particulièrement convoité en période d’incertitudes économiques et politiques.
L’indépendance de la Fed sous pression
L’économie américaine est au cœur des turbulences. Les marchés s’attendent à une nouvelle baisse des taux directeurs lors de la réunion de la Réserve fédérale mi-septembre. Mais c’est surtout la remise en cause de l’indépendance de l’institution qui inquiète. Des pressions politiques sur la gouvernance de la banque centrale alimentent les doutes des investisseurs, les poussant à délaisser le dollar et les obligations pour se tourner massivement vers l’or.
Entre protectionnisme et inflation, un climat propice à l’or
À cette incertitude institutionnelle s’ajoute la confusion provoquée par la remise en cause des droits de douane instaurés ces dernières années. Une cour fédérale américaine a jugé une large partie de ces mesures illégales, plongeant les entreprises dans le flou quant à la politique commerciale à venir. Résultat : les marchés redoutent un environnement instable, peu favorable à l’investissement productif, mais propice aux valeurs refuges. En toile de fond, l’or conserve également son rôle traditionnel de protection contre l’inflation. Face à des taux obligataires fragilisés et un billet vert affaibli, le métal jaune réaffirme son attractivité. Sa flambée illustre autant la perte de confiance des investisseurs dans les repères traditionnels que leur volonté de sécuriser leurs avoirs face aux soubresauts économiques et géopolitiques.