Rentrée littéraire 2025 : Emmanuel Carrère en tête d’une saison marquée par les récits familiaux
Rentrée littéraire 2025 : Emmanuel Carrère en tête d’une saison marquée par les récits familiaux

Dès le 13 août, la rentrée littéraire 2025 s’ouvre avec près de 500 romans attendus en rayons. Une édition marquée par une forte présence de récits intimes autour de la famille et par le retour d’auteurs emblématiques comme Emmanuel Carrère, qui devrait tirer l’ensemble du marché.

Des histoires de famille en toile de fond

Le thème familial domine cette saison littéraire. De nombreux écrivains choisissent d’explorer leurs racines, leurs héritages ou leurs deuils à travers des récits intimes. Emmanuel Carrère, figure majeure de cette rentrée, publie Kolkhoze (P.O.L), un texte très personnel consacré à sa mère, Hélène Carrère d’Encausse, disparue en 2023. Il est, selon les libraires, l’un des ouvrages les plus attendus et pourrait dynamiser les ventes globales de cette saison, comme le souligne Livres Hebdo. Autre figure incontournable, Amélie Nothomb poursuit sa série de publications ininterrompues avec Tant mieux (Albin Michel), où elle évoque également sa mère.

Cette orientation familiale est aussi présente dans L’Albatros de Raphaël Enthoven (L’Observatoire), Maman de Régis Jauffret (Récamier), ou encore La Maison vide de Laurent Mauvignier (Minuit). Des autrices comme Justine Lévy (Une drôle de peine, Stock) ou Catherine Millet (Simone Émonet, Flammarion) revisitent également leurs liens familiaux. Le phénomène s’étend à des figures moins connues du grand public, comme Anthony Passeron avec Jacky (Grasset), ou encore Anne Berest avec Finistère (Albin Michel).

Une saison riche et compétitive

Au total, 484 romans seront publiés entre août et octobre, dont 73 signés par de nouveaux auteurs francophones, indique Livres Hebdo. Parmi eux, Julien Fyot, professeur des écoles, fait ses débuts avec Décrochages (Viviane Hamy). Cette effervescence intervient dans un contexte favorable : l’année 2024 a été marquée par une hausse du chiffre d’affaires de l’édition française de 5,7 %, selon le Syndicat national de l’édition, portée notamment par les livres de poche et la littérature de genre.

Au-delà des récits familiaux, les éditeurs placent également leurs espoirs dans des plumes confirmées : Sorj Chalandon avec Le Livre de Kells (Grasset), Cédric Sapin-Defour avec Où les étoiles tombent (Stock), ou encore Nathacha Appanah (La Nuit au cœur, Gallimard), Antoine Wauters (Haute-Folie, Gallimard), et Sarah Chiche (Aimer, Julliard). La revue Livres Hebdo cite également Zem de Laurent Gaudé (Actes Sud) et L’Homme sous l’orage de Gaëlle Nohant (L’Iconoclaste) parmi ses dix romans “incontournables”.

Enfin, sur le plan international, 140 titres étrangers enrichissent la rentrée. Parmi eux, Le Fou de Dieu au bout du monde de l’Espagnol Javier Cercas (Actes Sud) et DJ Bambi de l’Islandaise Audur Ava Olafsdottir (Zulma) figurent parmi les plus gros tirages attendus.

Avec des figures de renom, de nouveaux talents et une palette de récits personnels forts, cette rentrée 2025 promet une bataille serrée pour les prix littéraires d’automne, du Goncourt au Médicis.

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