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Dans Cavalcade océane, tout juste paru chez Arthaud, Marie Tabarly revient sur l’Ocean Globe Race 2023, qu’elle a remportée à la tête du Pen Duick VI, voilier mythique construit par son père. Ce récit de mer, introspectif et engagé, retrace une aventure humaine et collective autant qu’une performance sportive hors normes.

Une course à l’ancienne pour une skipper affranchie

À 38 ans, Marie Tabarly embarque pour un tour du monde à bord d’un voilier conçu cinquante ans plus tôt par Éric Tabarly. L’Ocean Globe Race, réédition néo-rétro de la Whitbread, interdit l’usage de toute technologie moderne à bord : pas de GPS, pas de satellite, pas de routage météo. C’est dans ce contexte exigeant qu’elle choisit de mener vingt-cinq marins amateurs dans une aventure de huit mois, marquée par la solidarité, les doutes, les tempêtes, et la victoire.

Dans Cavalcade océane, l’autrice raconte cette traversée au plus près du réel, entre manœuvres, fatigue et tensions à bord. L’écriture, directe et sans fard, révèle autant le quotidien du large que la démarche intérieure d’une femme en quête de sa propre voie, loin de l’ombre pesante du nom qu’elle porte.

Un récit entre transmission et liberté

Plus qu’un journal de bord, Cavalcade océane est une déclaration d’autonomie. Marie Tabarly y affirme son identité de navigatrice, refusant de n’être perçue que comme “la fille de”. Elle revendique le droit de transmettre autrement : en ouvrant le bateau à des équipiers venus d’horizons divers, en mêlant performance et partage, introspection et collectif.

Si le livre évoque peu les détails financiers ou techniques du projet, c’est pour mieux se concentrer sur l’essentiel : ce que l’océan révèle des individus, la force du groupe, et l’appel du large comme moteur de transformation. Dans une époque où tout s’accélère, Cavalcade océane prend le temps de raconter un voyage au long cours — une aventure de sel, de vent, et d’humanité.

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