Rima Hassan : LFI saisit l’Arcom après la diffusion de fausses informations sur BFMTV
Rima Hassan : LFI saisit l’Arcom après la diffusion de fausses informations sur BFMTV

Les dirigeants de La France insoumise ont annoncé avoir saisi l’Arcom afin de contester le traitement réservé par BFMTV à la garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan. Dans un courrier adressé au régulateur de l’audiovisuel et rendu public, Manuel Bompard et Paul Vannier estiment que la chaîne a relayé des informations inexactes au sujet de la présence supposée de drogue parmi les effets personnels de Rima Hassan.

Selon les deux responsables insoumis, ce signalement vise des manquements qu’ils jugent graves aux obligations encadrant le pluralisme, l’honnêteté et l’indépendance de l’information. Manuel Bompard et Paul Vannier reprochent plus précisément à BFMTV d’avoir diffusé de manière répétée, notamment à travers plusieurs bandeaux à l’antenne, des éléments présentés comme avérés alors qu’ils sont contestés.

La polémique porte en particulier sur la manière dont a été présentée la découverte de substances dans les affaires de Rima Hassan durant sa garde à vue. Le parquet avait indiqué qu’au moment de la fouille, des matières s’apparentant d’un côté à du CBD et de l’autre à de la 3-MMC, une drogue de synthèse, avaient été relevées, et que l’eurodéputée avait été interrogée à ce sujet.

Le parquet avait toutefois précisé que ces éléments étaient disjoints du dossier principal et qu’ils devaient faire l’objet d’une procédure distincte. C’est précisément sur ce point que La France insoumise fonde une partie de ses critiques, en considérant que la présentation faite à l’antenne a pu entretenir une confusion sur la nature exacte des faits.

Rima Hassan conteste toute possession de drogue

De son côté, Rima Hassan a rejeté toute accusation de détention de drogue. L’eurodéputée franco-palestinienne a affirmé qu’elle ne consommait que du CBD, une substance légale, en expliquant qu’elle l’utilisait à des fins médicales.

Cette mise au point n’a pas suffi à calmer les tensions entre le mouvement politique et la chaîne d’information. La France insoumise considère que les informations diffusées pendant la garde à vue ont porté atteinte à l’image de Rima Hassan et ont contribué à installer dans le débat public une version contestée des faits.

Autre scandale dans ce dossier : les fuites concernant viendraient du ministère de la Justice lui-même…

Une audience prévue le 7 juillet pour apologie du terrorisme

En parallèle de cette polémique, Rima Hassan devra être jugée le 7 juillet dans le cadre d’une enquête pour apologie du terrorisme. La procédure concerne un message publié sur le réseau social X, dans lequel il était fait référence à l’auteur d’un attentat contre Israël.

Cette convocation devant la justice constitue le volet principal du dossier. La question des substances découvertes dans les effets personnels de Rima Hassan a, elle, été présentée comme séparée de cette affaire.

La France insoumise dénonce aussi un traitement déséquilibré de l’information

Au-delà du contenu diffusé pendant la garde à vue, Manuel Bompard et Paul Vannier reprochent également à BFMTV un déséquilibre plus large dans la couverture du dossier. Les deux responsables regrettent que la chaîne n’ait pas retransmis, le vendredi suivant, la conférence de presse au cours de laquelle Rima Hassan a défendu sa position.

Ils estiment en outre qu’aucun démenti proportionné n’a été présenté après la large diffusion initiale des informations contestées. Pour La France insoumise, cette absence de rectification à la hauteur de l’exposition donnée aux premiers éléments pose un problème de traitement éditorial.

Une saisine de l’Arcom sur fond de tension politique et médiatique

Avec cette démarche, Manuel Bompard et Paul Vannier entendent obtenir un examen du traitement de cette séquence par l’Arcom. La saisie du régulateur s’inscrit dans un climat de forte tension autour de l’affaire Rima Hassan, à la fois sur le terrain judiciaire, politique et médiatique.

L’enjeu, pour La France insoumise, est désormais de faire reconnaître que la couverture de BFMTV a dépassé le cadre d’un simple compte rendu d’actualité pour entrer, selon le mouvement, dans la diffusion répétée d’informations contestables. De son côté, l’affaire judiciaire visant Rima Hassan suivra son cours avec une audience attendue le 7 juillet.

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