Recel de fonds publics : deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité requis contre le maire d’Ajaccio, Stéphane Vannucci
Recel de fonds publics : deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité requis contre le maire d’Ajaccio, Stéphane Vannucci

La cour d’appel de Bastia a examiné mercredi le dossier de Stéphane Vannucci, troisième adjoint au maire d’Ajaccio, soupçonné d’avoir perçu indûment des fonds publics pendant plusieurs années. En son absence, l’avocate générale a requis la confirmation de sa condamnation prononcée en première instance, assortie de peines lourdes : deux ans de prison avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans.

L’élu est accusé de recel de détournement de fonds publics pour avoir été rémunéré comme aide-soignant à l’hôpital de Castelluccio entre 2014 et 2019, sans y exercer réellement ses fonctions. Selon l’accusation, plus de 186 000 euros auraient été versés alors que sa présence effective au sein de l’établissement n’a jamais pu être établie.

Une affaire aux conséquences politiques majeures

À l’origine de la procédure, un signalement transmis en 2019 par la préfète de Corse au parquet, mettant en cause la compatibilité entre l’activité hospitalière déclarée et l’exercice du mandat municipal. La défense, elle, plaide l’absence de preuves matérielles et invoque une autorisation d’absence liée aux fonctions électives, dénonçant une volonté de « mort sociale » à travers les sanctions demandées.

Poursuivi aux côtés de l’élu, l’ancien directeur des ressources humaines de l’hôpital, condamné en première instance pour complicité, est lui aussi visé par une demande de confirmation de peine. La décision de la cour est attendue le 25 mars, avec en jeu l’avenir judiciaire et politique de Stéphane Vannucci.

Partager