Raphaël Arnault n'aurait jamais déclaré ses assistants parlementaires impliqués dans le meurtre de Quentin. Le député LFI risque 3 ans de prison
Raphaël Arnault n'aurait jamais déclaré ses assistants parlementaires impliqués dans le meurtre de Quentin. Le député LFI risque 3 ans de prison

Le député LFI Raphaël Arnault se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique après des révélations sur ses assistants parlementaires. Il n’aurait jamais déclaré auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique certains de ses collaborateurs, alors que ces derniers sont mis en examen dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin, tué à Lyon. Cette omission pourrait exposer le parlementaire à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et la privation des droits civiques.

Une obligation légale ignorée

L’ancien magistrat Charles Prats, invité sur le média Tocsin, a dénoncé cette irrégularité. Il a expliqué que les déclarations de tous les assistants parlementaires sont obligatoires depuis plusieurs lois, afin d’assurer la transparence et d’éviter tout conflit d’intérêts. Selon lui, Raphaël Arnault n’a jamais déclaré ses assistants, ce qui constitue une violation de la législation encadrant les activités et rémunérations financées sur fonds publics.

Des assistants impliqués dans une affaire criminelle

Deux assistants de Raphaël Arnault, notamment Jacques‑Elie Favrot et Robin Chalendard, ont été placés en détention provisoire et mis en examen pour leur implication dans la mort de Quentin. L’omission de leur déclaration auprès de la HATVP alimente un questionnement sur la responsabilité du député et sur la conformité de ses pratiques à la loi.

Charles Prats a précisé que ces collaborateurs étaient rémunérés par des fonds publics et que le non-respect de la procédure légale pourrait avoir des conséquences lourdes pour Raphaël Arnault, allant de sanctions pénales à la perte des droits civiques. Selon lui, il est possible que le député n’ait jamais souhaité déclarer ces assistants, en raison de leurs antécédents judiciaires et de leurs comportements problématiques.

Une saisine attendue et une pression politique forte

L’affaire a conduit à la saisine de la HATVP pour examiner ces omissions. Certains responsables politiques, comme la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun‑Pivet, ont appelé à renforcer les conditions d’éligibilité et à exiger un casier judiciaire vierge pour tous les parlementaires, afin d’éviter que des collaborateurs liés à des affaires criminelles ou à des groupes violents ne puissent occuper des fonctions publiques.

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