De pire en pire ! Un document de 52 pages sur Epstein et Jack Lang a été bizarrement supprimé
De pire en pire ! Un document de 52 pages sur Epstein et Jack Lang a été bizarrement supprimé​

L’information est révélée par Le Figaro. Un document de 52 pages, associé à l’ancien ministre français Jack Lang dans les archives judiciaires américaines liées à Jeffrey Epstein, a été retiré des publications accessibles sur le site du ministère de la Justice des États‑Unis.

Initialement disponible en ligne sous la référence EFTA01681865.pdf – DataSet 10, ce fichier faisait partie d’une vaste mise à disposition de documents ordonnée par la justice américaine dans le cadre de l’affaire Epstein. Il avait été consultable sur le portail officiel jusque la semaine dernière, mais n’est plus accessible depuis lundi, selon les constatations du quotidien français.

Ce retrait arrive dans un contexte de publication massive par le département de la Justice de millions de pages de dossiers contenus dans les « Epstein Files », une série de documents rendus publics conformément à l’Epstein Files Transparency Act, adoptée fin 2025. La mise en ligne de ces documents a déjà suscité des critiques aux États‑Unis, avec des parlementaires reprochant au ministère d’avoir redigé ou retiré certaines pièces sans explication claire. 

Le document concerné faisait référence à une société offshore, Prytanee LLC, co‑fondée en 2016, dont les statuts mentionnaient Jack Lang ainsi que des liens avec la Southern Trust Company, une entité liée à Jeffrey Epstein. Caroline Lang, la fille de l’ancien ministre, y détenait également une part importante de capital. La société, domiciliée dans les îles Vierges britanniques, avait pour objet déclaré l’acquisition et la revente d’œuvres d’art, et figurait dans les échanges mis au jour par Mediapart. 

Des enquêtes ouvertes en France

En France, la publication de ces révélations a conduit le Parquet national financier à ouvrir, vendredi dernier, une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille.

Jack Lang, ancien ministre de la Culture sous François Mitterrand et président de l’Institut du monde arabe, a assuré dans un communiqué qu’« les accusations portées à mon encontre sont infondées » et accueilli l’ouverture de l’enquête « avec sérénité et même soulagement », affirmant qu’elle permettrait de « faire toute la lumière » sur les accusations portant atteinte à sa probité. 

Sous la pression médiatique et politique, il a proposé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, mesure que le ministre des Affaires étrangères Jean‑Noël Barrot a dit « prendre acte », dans un climat de polémique croissante autour de ses relations avec Epstein. 

Pour rappel, la mise en ligne de millions de pages de documents aux États‑Unis a révélé des liens entre Jeffrey Epstein, homme d’affaires condamné pour exploitation sexuelle et réseau de trafic sexuel, et plusieurs personnalités publiques, y compris en France. Les fichiers montrent des correspondances, des arrangements d’affaires et des transactions financières, notamment autour de la société Prytanee LLC et de projets culturels ou artistiques auxquels la famille Lang aurait été associée.

Caroline Lang, ancienne dirigeante de la branche française de Warner Bros Television, a affirmé ne pas avoir perçu de bénéfices de cette société offshore et avoir agi « par naïveté » en s’engageant dans ce projet, tout en reconnaissant qu’elle n’avait pas déclaré cette structure au fisc français. 

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