L’ancien ministre de la Culture français Jack Lang et son épouse Monique ont été placés sous protection policière par le ministère de l’Intérieur, en raison de menaces reçues en ligne liées à l’affaire Jeffrey Epstein, ont rapporté plusieurs médias français, confirmant une information initialement révélée par Marianne. Cette protection, jugée provisoire par les autorités, fait suite à une recrudescence de messages haineux et intimidants sur les réseaux sociaux à l’encontre du couple, a précisé l’avocat de Jack Lang, qui juge cette mesure « évidente et nécessaire » face à la violence des propos tenus en ligne.
Démission de la tête de l’Institut du Monde Arabe
Cette décision arrive dans un climat de forte pression médiatique et politique. Jack Lang, 86 ans, a présenté samedi sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, poste qu’il occupait depuis 2013, après la révélation de nouveaux éléments dans l’affaire Epstein et après avoir été convoqué au ministère des Affaires étrangères à la demande de l’exécutif. Dans une lettre, il proposait de remettre sa démission « lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire ».
Une enquête du Parquet national financier
Le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille Caroline, en lien avec leurs liens supposés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. Le nom de l’ancien ministre apparaît à 673 reprises dans des documents récemment rendus publics par le ministère de la Justice américain, alimentant la controverse autour de ses relations avec Epstein.
Jack Lang a affirmé accueillir l’ouverture de l’enquête « avec sérénité et même soulagement », assurant que « les accusations portées à mon encontre sont sans fondement » et qu’il démontrerait son innocence « au-delà du bruit et de la fureur des médias et des tribunaux numériques ».
L’avocat de Jack Lang a souligné que la protection policière décidée par l’État était motivée par la multiplication de discours haineux à l’encontre de son client, certains d’entre eux s’étant déjà traduits par des actes violents l’année précédente, selon ses propos rapportés par la presse. Cette mesure de sécurité vise à prévenir tout incident dans un contexte où l’affaire Epstein continue de susciter des réactions vives sur les plateformes numériques.