Le groupe médiatique hongrois Indamedia, détenu à 50 % par l’homme d’affaires proche du pouvoir Miklos Vaszily, a annoncé vendredi l’acquisition d’un important portefeuille de titres, dont le principal journal populaire du pays, Blikk.
Cette opération intervient à quelques mois des élections générales prévues pour avril 2026, un scrutin décisif pour le Premier ministre Viktor Orbán, confronté à une opposition rassemblée derrière le nouveau parti centriste Tisza, actuellement en tête des sondages.
Dans un communiqué conjoint, Indamedia et l’ancien propriétaire du tabloïd ont confirmé la transaction sans en révéler le montant. Ce rachat renforce considérablement l’influence du camp pro-Orbán sur le paysage médiatique hongrois, déjà largement dominé par des groupes acquis au gouvernement.
Miklos Vaszily, figure clé du secteur, a contribué ces dernières années à la consolidation des médias alignés sur le pouvoir, notamment par la création de la fondation KESMA, qui regroupe plus de 400 organes de presse favorables au parti Fidesz.
L’opposition a immédiatement dénoncé une « nouvelle atteinte au pluralisme médiatique », accusant le gouvernement d’utiliser la concentration des médias pour contrôler l’opinion publique à l’approche du scrutin.
Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, a régulièrement été critiqué par l’Union européenne pour son emprise sur les médias, la justice et les institutions démocratiques. Ce rachat risque d’alimenter encore davantage les inquiétudes de Bruxelles sur la liberté de la presse en Hongrie.