L’administration Trump étudie la possibilité de prendre une participation dans Critical Metals Corp, société américaine qui développe le plus grand projet de terres rares au Groenland, ont indiqué à Reuters quatre sources proches du dossier. Cette démarche donnerait à Washington un intérêt direct dans un site stratégique situé sur le territoire arctique que Donald Trump avait, par le passé, suggéré d’acheter.
Le projet concerne le gisement de Tanbreez, cédé sous la présidence de Joe Biden à Critical Metals, basée à New York, pour un montant nettement inférieur à l’offre d’un groupe chinois. Si un accord venait à aboutir, il représenterait un tournant majeur pour cette mine au cœur des rivalités géopolitiques autour des ressources critiques.
Ces discussions s’inscrivent dans une stratégie plus large de la Maison Blanche visant à renforcer le contrôle américain sur les minéraux essentiels à l’économie mondiale. Washington a déjà pris des participations dans Lithium Americas et MP Materials, des sociétés spécialisées dans l’exploitation et le traitement de ces ressources stratégiques.
Interrogée par Reuters, une source de l’administration a souligné l’ampleur de la demande : « Des centaines d’entreprises nous contactent pour inciter l’administration à investir dans leurs projets de minéraux critiques. Il n’y a absolument rien de concret à ce stade concernant cette entreprise. »
Critical Metals n’a pas répondu aux sollicitations de commentaires, tandis que l’ambassade du Danemark à Washington n’a pas souhaité réagir. Le Groenland, territoire autonome du royaume danois, est considéré comme un point névralgique pour l’approvisionnement futur en métaux rares, indispensables notamment aux technologies de pointe, aux batteries et à l’industrie de la défense.