L’administration du président américain Donald Trump étudie la possibilité de recourir à des moyens militaires pour lutter contre les cartels de la drogue, ont indiqué vendredi plusieurs responsables américains. Cette réflexion s’inscrit dans un contexte de violences persistantes liées au trafic de stupéfiants, notamment au Mexique, où certaines régions comme Culiacán connaissent une flambée d’homicides et un affaiblissement de l’économie après l’extradition de dirigeants criminels.
Selon le sénateur républicain Marco Rubio, les États-Unis disposent du cadre légal pour mobiliser leurs forces armées et leurs services de renseignement contre ces organisations, qu’il qualifie de menace directe pour la sécurité nationale. D’après une source proche du dossier, la marine américaine pourrait être chargée de mener des opérations de lutte contre le trafic de drogue en haute mer, dans le but de perturber les chaînes logistiques des cartels.
Toutefois, un autre responsable américain a tempéré ces déclarations, affirmant qu’aucune opération militaire n’était imminente. Les discussions, encore à un stade préliminaire, portent sur un éventail d’options allant du renforcement des moyens de surveillance à des actions ciblées de type paramilitaire.
Cette possible évolution marque un durcissement de la ligne de Washington face au narcotrafic, un dossier qui alimente depuis plusieurs mois le débat politique aux États-Unis. Pour l’exécutif, il s’agit de répondre à la fois à la montée de la violence au sud de la frontière et à la crise des opioïdes qui frappe le pays.