Washington envisage d’exclure l’Afrique du Sud d’une initiative commerciale tout en prolongeant l’accord pour le reste du continent (AP)
Washington envisage d’exclure l’Afrique du Sud d’une initiative commerciale tout en prolongeant l’accord pour le reste du continent (AP)

Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a affirmé que Washington pourrait appliquer un traitement particulier à l’Afrique du Sud dans le cadre de la prolongation potentielle de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), une initiative commerciale clé pour les pays d’Afrique subsaharienne. L’accord, arrivé à expiration en septembre, pourrait être étendu d’un an, a-t-il précisé lors d’une audition devant une sous-commission des crédits du Sénat.

Greer a indiqué que l’administration Trump restait ouverte à cette prolongation, tout en soulignant que Pretoria représentait un « cas unique ». Il a ajouté que les États-Unis pourraient envisager d’exclure l’Afrique du Sud du dispositif si le Congrès décidait d’insister sur cette mesure. Cette position intervient dans un contexte diplomatique tendu entre Washington et Pretoria.

Les relations se sont particulièrement dégradées après que les États-Unis ont boycotté le sommet du G20 organisé en Afrique du Sud, et alors que Donald Trump comme le secrétaire d’État américain Marco Rubio ont accusé Pretoria de « racisme » envers les Blancs. Ces déclarations ont exacerbé un climat politique déjà fragile entre les deux pays.

L’AGOA, qui permet aux États africains éligibles d’exporter vers les États-Unis sans droits de douane sur des milliers de produits, est considérée comme un pilier essentiel du commerce et du développement sur le continent. Une exclusion de l’Afrique du Sud, l’une des économies les plus industrialisées de la région, pourrait avoir des conséquences importantes sur ses secteurs automobile, agricole et manufacturier.

Greer a assuré que les discussions se poursuivaient au sein de l’administration et avec le Congrès afin de déterminer la meilleure voie à suivre, tout en rappelant que l’objectif restait de maintenir une coopération constructive avec les nations africaines, dans un cadre qui refléterait la « réalité politique actuelle ».

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