Une étude révèle un net recul de l’engagement des grandes puissances dans le développement mondial (AP)
Une étude révèle un net recul de l’engagement des grandes puissances dans le développement mondial (AP)

Une nouvelle étude montre que plusieurs des pays les plus riches du monde, dont les États-Unis et le Japon, réduisent leurs efforts en matière de développement international. Publié par le Center for Global Development (CGD), un groupe de réflexion basé à Washington, le rapport souligne que de nombreux États diminuent fortement leurs budgets d’aide et les financements destinés aux institutions multilatérales, au détriment des pays les plus pauvres.

L’indice d’engagement pour le développement classe 38 grandes économies en s’appuyant sur plus de 100 indicateurs pour mesurer l’impact de leurs politiques dans des domaines essentiels : financement du développement, investissement, commerce, migration, environnement, santé, sécurité et technologie. Les résultats de cette édition, publiée tous les deux ans, placent à nouveau la Suède, l’Allemagne, la Norvège et la Finlande en tête du classement. Le Royaume-Uni progresse de deux rangs et atteint la cinquième place, même si ce score repose sur des données antérieures à la réduction de 40 % de son aide, un changement qui devrait entraîner un net recul lors des prochaines évaluations.

À l’inverse, les États-Unis reculent de deux places et se retrouvent désormais au 28e rang. Ce résultat ne reflète toutefois pas encore l’impact des coupes budgétaires annoncées depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump. Selon Ian Mitchell, chercheur principal au CGD, les changements opérés par l’administration américaine sont « très importants » et devraient provoquer une nouvelle dégradation dans les classements à venir. Plusieurs économies développées ont par ailleurs recentré leurs priorités budgétaires vers la défense, réduisant davantage leurs contributions au développement mondial.

L’étude intervient alors que l’Afrique du Sud s’apprête à accueillir les dirigeants du G20 et à transmettre la présidence du groupe aux États-Unis. Donald Trump, qui a fermé l’USAID en début d’année et fortement réduit le budget de l’aide étrangère américaine, ne participera pas à ce premier sommet du G20 organisé sur le continent africain. Cette évolution contribue à un contexte global où les investissements en faveur du développement s’essoufflent.

Le rapport du CGD comporte néanmoins quelques éléments positifs. Plus des trois quarts des pays étudiés ont réduit leurs émissions entre 2019 et 2023, malgré une hausse globale tirée par l’augmentation des émissions chinoises. L’étude relève également une augmentation du nombre de migrants et de réfugiés accueillis par certains États, signe d’un engagement renforcé dans certaines dimensions humanitaires.

Mais les tendances générales restent préoccupantes. Le CGD observe une aggravation des exportations d’armes, un durcissement des barrières commerciales et une hausse des subventions aux combustibles fossiles. Malgré quelques progrès ponctuels dans les domaines environnementaux et migratoires, l’étude conclut que l’engagement global des nations les plus riches envers le développement mondial est en net recul.

Que retenir rapidement ?

Une nouvelle étude montre que plusieurs des pays les plus riches du monde, dont les États-Unis et le Japon, réduisent leurs efforts en matière de développe

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