Le Kremlin a affirmé dimanche que les puissances européennes entravaient les initiatives du président américain Donald Trump visant à parvenir à un accord de paix en Ukraine. Moscou a ajouté qu’elle poursuivrait son offensive tant qu’aucun signe concret d’ouverture de la part de Kiev ne serait observé.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré aux médias d’État russes que le « parti européen de la guerre » continuait de bloquer les efforts conjoints des États-Unis et de la Russie. « Nous sommes prêts à résoudre le problème par des moyens politiques et diplomatiques. Mais pour l’instant, nous ne voyons aucune réciprocité de la part de Kiev. Nous continuerons donc l’opération militaire spéciale », a-t-il affirmé.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie, lancée en février 2022 après huit années de combats dans le Donbass entre séparatistes prorusses et forces ukrainiennes, a fait plus de 1,2 million de morts et de blessés selon les estimations américaines. Moscou contrôle actuellement un peu moins d’un cinquième du territoire ukrainien.
Les capitales européennes estiment pour leur part que Vladimir Poutine n’a pas de réelle volonté de négocier la paix, rappelant qu’il refuse de céder les territoires conquis. Le président russe répète qu’il est prêt à discuter, mais uniquement dans le cadre du maintien des acquis territoriaux de la Russie.
Ces déclarations illustrent les fractures profondes entre les acteurs internationaux autour du conflit : tandis que Washington et Moscou affichent la volonté de dialoguer, au moins en façade, les Européens doutent de la sincérité de la démarche russe et redoutent une paix imposée au détriment de la souveraineté ukrainienne.