Trump se dit prêt à prolonger les limites nucléaires avec la Russie, marquant un revirement stratégique
Trump se dit prêt à prolonger les limites nucléaires avec la Russie, marquant un revirement stratégique

Le président américain Donald Trump a surpris les observateurs vendredi en annonçant son intention de préserver les limites imposées aux arsenaux nucléaires stratégiques des États-Unis et de la Russie, telles que définies par le traité New START de 2010. Cette déclaration intervient alors que le traité, dernier accord majeur de désarmement nucléaire entre les deux superpuissances, arrive à expiration le 5 février prochain.

« Ce n’est pas un accord que vous souhaitez voir expirer. Nous commençons à y travailler », a déclaré Trump aux journalistes devant la Maison Blanche, alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour un voyage en Écosse. Il s’agit de la première déclaration du président en faveur du maintien des limites du traité depuis le début de son second mandat.

Le traité New START fixe à 1 550 le nombre maximum d’ogives nucléaires stratégiques pouvant être déployées par chaque pays, réparties sur 700 systèmes de lancement – missiles balistiques intercontinentaux, missiles lancés depuis des sous-marins, et bombardiers lourds. En vigueur depuis 2011, l’accord a été renouvelé pour cinq ans en 2021 par le président Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine. Toutefois, selon ses termes actuels, il ne peut être prolongé une nouvelle fois.

Lors de son premier mandat, Donald Trump s’était opposé à la reconduction du traité, préférant négocier un nouvel accord multilatéral incluant la Chine, proposition que Pékin avait catégoriquement rejetée. Ce revirement marque donc une inflexion notable dans sa posture vis-à-vis du contrôle des armements.

« Lorsque vous supprimez les restrictions nucléaires, cela devient un gros problème », a averti Trump, soulignant les risques accrus d’une nouvelle course aux armements si le traité venait à expirer sans remplacement.

Cette déclaration pourrait relancer les discussions diplomatiques entre Washington et Moscou, dans un contexte international marqué par la méfiance croissante entre les grandes puissances. Elle intervient également alors que le climat stratégique mondial se tend, notamment en Asie et en Europe de l’Est, où les équilibres militaires sont de plus en plus instables.

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