Les États-Unis vont bien procéder à de nouveaux essais de leur arsenal nucléaire sur ordre du président Donald Trump, mais sans recourir à des explosions, a précisé dimanche le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright. Cette annonce met fin à plusieurs jours de spéculations sur les intentions du président après ses déclarations ambiguës sur les réseaux sociaux.
« Les tests dont nous parlons sont des tests de système », a expliqué Wright sur Fox News. « Ce ne sont pas des explosions nucléaires, mais des explosions dites non critiques. » Ces essais concerneront donc les composants périphériques des armes atomiques afin de vérifier leur fiabilité et leur géométrie sans déclencher de réaction nucléaire.
Une communication confuse autour de l’annonce présidentielle
La confusion est née après un message publié par Donald Trump sur Truth Social, dans lequel il affirmait avoir ordonné au « Department of War » de reprendre les essais nucléaires américains « sur un pied d’égalité » avec les autres puissances. Ce message, publié juste avant une rencontre cruciale avec le président chinois Xi Jinping en Corée du Sud, a immédiatement suscité des inquiétudes sur une possible reprise des tests explosifs interrompus depuis 1992.
Interrogé ensuite par les journalistes, Trump est resté évasif, promettant que « tout le monde le saura très bientôt ». Son administration a depuis précisé qu’il s’agissait de tests non détonants, destinés à moderniser le dispositif nucléaire américain et à vérifier la performance des systèmes de lancement.
Un risque de tensions nucléaires avec la Russie
Cette décision intervient peu après que la Russie a annoncé avoir testé un drone sous-marin à propulsion nucléaire et un missile de croisière nucléaire, sans procéder à d’explosions réelles. Moscou a rappelé qu’elle respectait toujours le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et a mis en garde Washington : si les États-Unis reprennent les tests nucléaires, elle en ferait autant.
Les États-Unis n’ont pas ratifié le TICE, mais l’ont toujours respecté depuis plus de trente ans. Une remise en cause de cette pratique pourrait rouvrir un cycle d’escalade militaire entre grandes puissances, rappelant les tensions de la guerre froide. Pour l’heure, Washington assure que ses essais resteront strictement techniques et non offensifs, une ligne rouge que la communauté internationale observera de près.