Trump réduit les droits de douane sur l’acier, l’aluminium et l’automobile britanniques dans le cadre d’un accord commercial en cours avec Londres
Trump réduit les droits de douane sur l’acier, l’aluminium et l’automobile britanniques dans le cadre d’un accord commercial en cours avec Londres

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a accepté jeudi de réduire les droits de douane imposés au Royaume-Uni sur les voitures, l’acier et l’aluminium dans le cadre d’un accord commercial bilatéral en cours de finalisation, marquant un virage significatif dans sa stratégie commerciale agressive vis-à-vis des alliés traditionnels des États-Unis.

En échange, la Grande-Bretagne s’est engagée à augmenter ses importations de bœuf américain, à faciliter les procédures douanières pour les biens venus des États-Unis et à étendre l’accès au marché britannique pour des produits comme l’éthanol. Cet accord, encore en négociation, représente une victoire politique pour le Premier ministre britannique Keir Starmer, et une preuve pour Trump que sa méthode de négociation percutante peut produire des résultats tangibles.

Les termes incluent notamment la réduction du tarif douanier américain sur les voitures britanniques de 27,5 % à 10 % dans la limite de 100 000 véhicules par an, ainsi que la suppression complète des droits de douane de 25 % sur l’acier et l’aluminium. En retour, le tarif de base de 10 % sur d’autres produits restera en place, selon le secrétaire au Commerce Howard Lutnick.

Trump s’est félicité de cet accord provisoire lors d’une allocution depuis le Bureau ovale : « Nous finalisons les détails. D’ici quelques semaines, tout sera parfaitement clair. » Il a également déclaré que d’autres accords étaient en cours de négociation avec d’autres pays.

Les discussions entre Washington et Londres avaient commencé en 2020, mais avaient peu progressé sous l’administration Biden. Le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier a relancé les négociations, qui se sont accélérées ces dernières semaines. Pour Londres, un tel accord représente un soulagement pour ses exportateurs, notamment dans les secteurs automobile et sidérurgique, très dépendants du marché américain.

Symboliquement, l’annonce a été faite le jour même du 80e anniversaire de la victoire alliée en Europe, que Starmer a évoqué lors d’un échange téléphonique avec Trump : « Pouvoir annoncer ce grand accord à la même heure que celle où nos deux pays combattaient côte à côte il y a 80 ans est profondément significatif. »

Londres a toutefois insisté pour que ses normes alimentaires soient respectées, excluant l’importation de poulet chloré ou de bœuf traité aux hormones. Le Royaume-Uni n’a pas imposé de mesures de rétorsion contre les tarifs de Trump, préférant une approche diplomatique plus conciliante.

Bien que l’accord ne règle pas les inquiétudes fondamentales de Trump concernant les déficits commerciaux, il symbolise une avancée dans les relations bilatérales. Le Royaume-Uni était le plus grand partenaire commercial des États-Unis en termes de services l’an dernier, et les deux pays cherchent à approfondir cette coopération économique dans un contexte de tensions commerciales mondiales croissantes.

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