Le président américain Donald Trump a déclaré lundi qu’il serait « judicieux » pour le président vénézuélien Nicolás Maduro de quitter le pouvoir, durcissant encore le ton de Washington à l’égard de Caracas. S’exprimant depuis Palm Beach, Trump a laissé entendre que le départ de Maduro pourrait être l’issue la plus raisonnable face à la pression croissante exercée par les États-Unis.
Cette déclaration intervient alors que l’administration américaine a renforcé ses actions contre le Venezuela, notamment par l’interception de pétroliers soupçonnés de transporter du brut vénézuélien sous sanctions. Trump a affirmé que les États-Unis pourraient conserver ou vendre le pétrole saisi ces dernières semaines, une mesure qui s’inscrit dans une stratégie plus large visant à asphyxier financièrement le pouvoir chaviste.
Interrogé sur la possibilité que Washington cherche explicitement à provoquer la chute de Maduro, Trump a répondu que cela était « probable », tout en soulignant que la décision finale revenait au dirigeant vénézuélien. « S’il joue dur, ce sera la dernière fois qu’il pourra le faire », a-t-il averti, laissant planer la menace d’une escalade supplémentaire.
La pression américaine s’est traduite par un renforcement de la présence militaire dans la région et par des opérations ciblant des navires soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique. Caracas dénonce de son côté une politique d’agression et de pillage de ses ressources, tandis que plusieurs pays d’Amérique latine appellent à la désescalade.
Au pouvoir depuis 2013, Nicolás Maduro fait face à une contestation internationale persistante, à des sanctions économiques sévères et à une crise sociale profonde dans son pays. Les propos de Trump confirment que le Venezuela restera l’un des principaux foyers de tension géopolitique pour Washington, à l’approche d’une année 2026 qui s’annonce décisive pour l’équilibre politique régional.