Trump donne dix jours à la Russie pour agir en Ukraine sous peine de sanctions
Trump donne dix jours à la Russie pour agir en Ukraine sous peine de sanctions

TURNBERRY, Écosse – Le président américain Donald Trump a fixé lundi un nouveau délai de 10 à 12 jours à la Russie pour faire des progrès significatifs vers la fin de la guerre en Ukraine, faute de quoi Moscou s’exposera à des sanctions. Cette annonce marque un durcissement du ton de Washington à l’égard du Kremlin, après plus de trois ans et demi de conflit.

Lors d’un point presse tenu au Trump Turnberry Resort en Écosse, le président américain s’est dit « profondément frustré » par le manque d’avancées dans les pourparlers de paix. Il a précisé que ce nouveau délai écourtait nettement l’échéance précédente de 50 jours, qu’il avait lui-même fixée en début de mois.

« Si la Russie ne montre pas de progrès concrets dans les dix ou douze prochains jours, nous prendrons des mesures », a déclaré Trump sans en dévoiler les détails. Il a toutefois laissé entendre que ces mesures incluraient des sanctions économiques plus sévères, ciblant notamment des secteurs stratégiques russes.

Cette sortie présidentielle a été accueillie favorablement par les autorités ukrainiennes. Un conseiller du président Volodymyr Zelensky a déclaré à Reuters que l’Ukraine « salue l’engagement du président Trump à exercer une pression internationale accrue sur Moscou » et espère que cette approche « permettra de débloquer les discussions de paix gelées ».

Depuis l’invasion russe de février 2022, le conflit en Ukraine a fait des dizaines de milliers de morts et entraîné de vastes destructions dans les régions de l’est et du sud du pays. Les efforts diplomatiques menés par divers acteurs internationaux, dont la Turquie, la Chine et l’Union européenne, n’ont jusqu’ici abouti à aucune solution durable.

Donald Trump, qui affiche régulièrement sa volonté de conclure rapidement un accord de paix en Ukraine, a multiplié ces dernières semaines les déclarations fermes à l’encontre du président russe Vladimir Poutine, tout en entretenant l’idée qu’un « grand compromis » restait possible.

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