LE CAIRE/GENÈVE, 28 juillet — Le président américain Donald Trump a reconnu lundi l’ampleur de la crise humanitaire à Gaza, affirmant que « de nombreuses personnes meurent de faim » dans l’enclave palestinienne, et a promis la mise en place de centres alimentaires pour répondre à l’urgence. Cette déclaration marque un net contraste avec celle de son allié israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a affirmé le même jour « qu’il n’y a pas de famine à Gaza ».
Alors que le bilan humain de la guerre dans la bande de Gaza frôle désormais les 60 000 morts, dont des milliers d’enfants, les autorités sanitaires locales rapportent une hausse dramatique des décès liés à la faim et à la malnutrition. Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 14 nouvelles victimes ont été recensées ces dernières 24 heures. Les images d’enfants faméliques ont provoqué une onde de choc internationale, renforçant les appels à un accès humanitaire accru.
Depuis l’Écosse, où il poursuit une visite officielle, Trump a appelé Israël à assumer « une grande responsabilité » dans la facilitation de l’acheminement de l’aide. « Il y a beaucoup de gens qui meurent de faim », a-t-il déclaré aux journalistes, en annonçant son intention de créer des centres de distribution alimentaire sur le terrain, sans toutefois préciser les modalités de leur mise en œuvre.
Cette prise de position du président américain tranche avec la ligne de son homologue israélien. Netanyahu, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre la guerre contre le Hamas, a nié l’existence d’une famine et a défendu les efforts israéliens en matière d’assistance