WASHINGTON – Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi qu’il était « très important » que l’ensemble des pays du Moyen-Orient rejoignent les accords d’Abraham, ces traités de normalisation diplomatique avec Israël, qu’il présente comme un pilier de la paix régionale.
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Trump a déclaré : « Maintenant que l’arsenal nucléaire ‘créé’ par l’Iran a été totalement DÉTRUIT, il est très important pour moi que tous les pays du Moyen-Orient rejoignent les accords d’Abraham. » Bien que ses propos n’aient pas été accompagnés de précisions, ils marquent une tentative claire de relancer cette initiative diplomatique lancée durant son premier mandat.
Les accords d’Abraham, signés en 2020 sous l’égide des États-Unis, ont vu les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan normaliser leurs relations avec Israël. Depuis, les efforts visant à étendre ces accords ont rencontré de nombreux obstacles, notamment la recrudescence de la violence à Gaza, qui a profondément choqué la communauté internationale.
La guerre dans l’enclave palestinienne, où les autorités locales avancent un bilan de plus de 60 000 morts, a ravivé les tensions autour de la question palestinienne. En réaction, plusieurs pays occidentaux – dont le Canada, la France et le Royaume-Uni – ont récemment annoncé leur intention de reconnaître officiellement un État palestinien indépendant.
Dans ce contexte tendu, l’administration Trump poursuit ses démarches pour élargir les accords d’Abraham à de nouveaux partenaires. Selon cinq sources proches du dossier, des discussions actives sont en cours avec l’Azerbaïdjan et plusieurs alliés d’Asie centrale. L’objectif : renforcer leurs relations bilatérales avec Israël tout en consolidant l’axe diplomatique pro-américain dans la région.
Malgré ces ambitions, l’initiative continue de susciter des critiques, notamment en raison du contexte humanitaire catastrophique à Gaza. Les perspectives d’un consensus régional autour d’Israël paraissent fragiles, alors que le conflit alimente une vague de méfiance dans de nombreuses capitales arabes.