Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, se rendra en Inde de lundi à mercredi pour des discussions consacrées au différend frontalier qui oppose Pékin et New Delhi dans l’Himalaya, a annoncé samedi le ministère chinois des Affaires étrangères.
Cette visite intervient dans un climat de méfiance persistante entre les deux puissances asiatiques, dont les relations se sont fortement détériorées après un affrontement meurtrier en juin 2020 dans la vallée de Galwan, au Ladakh, qui avait coûté la vie à une vingtaine de soldats indiens et à au moins quatre militaires chinois, selon Pékin.
Depuis cet épisode, qualifié de plus grave confrontation militaire entre l’Inde et la Chine depuis des décennies, plusieurs cycles de négociations ont eu lieu, sans parvenir à un règlement définitif. De part et d’autre de la frontière himalayenne, les troupes restent massivement déployées, dans un climat de tension ponctué d’accrochages sporadiques.
La visite de Wang Yi sera seulement la deuxième rencontre bilatérale de haut niveau organisée depuis 2020. Elle témoigne de la volonté affichée par les deux capitales de maintenir un dialogue politique malgré la persistance des divergences.
New Delhi considère que la normalisation des relations ne pourra avoir lieu qu’après un désengagement complet des troupes chinoises dans les zones disputées, tandis que Pékin affirme vouloir renforcer la coopération régionale tout en réaffirmant ses revendications territoriales.
Ce déplacement, qui intervient après une série de rencontres diplomatiques régionales en Asie, est scruté de près par les observateurs internationaux, soucieux de voir si Pékin et New Delhi parviendront à apaiser un différend frontalier devenu un point sensible pour la stabilité de l’Himalaya et, plus largement, de l’Asie.